Alfred Klein né le 30 décembre 1916 à Haguenau (Alsace), alias "l'école". Etudiant en Droit à l'université de Strasbourg.
Instituteur a Chamalières.
Secrétaire général du Mouvement National.
La mobilisation de 1939 l'enlève à sa classe d'Hagueneau et à son Alsace natale. Il fait vaillamment son devoir de soldat et est fait prisonnier. Il s'évade et rejoint l'Auvergne pour exercer son métier d'instituteur à l'école de Chamalières (Puy-de-Dôme).
Résistant de la première heure, il devient un militant actif et un chef en janvier 1941. Dans le mouvement, il groupe et organise des équipes en sizaines ou en carrés sur lesquelles il exerce une autorité profonde.
les renseignements et les services rendus par Alfred Klein furent éclatants et nombreux.
Il organise des liaisons entre les différents mouvements du département en vue d'une action commune.
Il participe à l'organisation du maquis de Ceyssat, il camoufle des armes, l'aide aux prisonniers évadés, confectionne des faux papiers. C'est lui qui permettra aux bombardiers alliés de détruire des installations stratégiques. On lui doit entre autres la réussite des bombardements du terrain d'aviation d'Aulnat.
Malheureusement (sur dénonciation) il est arrêté par la police allemande en janvier 44 avec son cousin Rodolphe Rischmann.
Alfred Klein appartient à la race des héros. Torturé, il ne parlera pas; il est assassiné par la gestapo le 24 mars 1944. Il est le symbole du sacrifice et de l'honneur.
Ses obsèques solennelles ont été célébrées le 06 octobre 1944 à Chamalières.
A écrit dans sa dernière lettre à sa famille :
"...La France, ma chère patrie, se relèvera et l'étendard de la Liberté et du droit des gens flottera bien haut. Une vraie communauté Franco-Allemande se fera jour qui servira à établir une paix éternelle. Que le sacrifice de notre vie profite à cet idéal. Ce sera notre meilleure récompense..."
puis pour son directeur d'école :
"...
Je vais être fusillé à 6 heures. Je voudrais, que mon souvenir reste à l'école.
Donnez le dernier adieu à mes élèves et dites leur en mon nom de bien travailler pour devenir des hommes de caractère et de bons Français.
Adieu mes amis, je meurs la conscience tranquille et avec la certitude qu'il y aura une justice.
Vive notre belle France".
Médaille de La Résistance