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Les
effets de la radioactivité sur l’être humain Les
substances présentes au sein d’un réacteur nucléaire offrent la
particularité d’être « radioactives », ce
qui signifie qu’elles émettent un rayonnement, un peu comme une ampoule
électrique émet de la lumière et de la chaleur, ou encore qu’un ver
luisant émet de la lumière. Ce rayonnement est cependant totalement
invisible, il ne provoque pas (sauf à très fortes doses) de sensation
d’échauffement et n’a ni goût ni odeur. Les rayonnements radioactifs peuvent s’avérer extrêmement nocifs, soit par irradiation, soit par contamination externe, soit par contamination interne.
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Dans l’irradiation,
l’organisme est frappé, pénétré ou traversé par un rayonnement.
Le «.coup de soleil » est un
exemple de lésion de la peau consécutive à son exposition au
rayonnement ultraviolet provenant du soleil. Il s’agit d’une forme
d’irradiation. La contamination
externe correspond au contact de l’organisme (peau,
cheveux) avec un composé radioactif. Au contact d’un élément extérieur
à l’organisme (air, sol, matériaux, poussières…) des substances
peuvent se déposer sur le corps humain. La contamination interne correspond à l’absorption (alimentation, boisson), à l’inhalation (air) des composés radioactifs ou à leur pénétration par blessure. La pénétration de ces éléments radioactifs dans l’organisme humain entraîne une exposition radioactive qui se prolonge jusqu’à leur élimination. Le contaminant radioactif peut également être fixé sur un organe (muscles, cœur, foie, reins, ovaires, glande thyroïde, peau, poumon, rate...) et restera alors durablement au sein de l’organisme. Ceci s’explique par le fait que l’organisme « confond » le produit radioactif avec un élément nécessaire à sa physiologie. Ainsi, en raison de leur similitude chimique, il ne distingue pas le strontium 90 (radioactif) du calcium 40, stable et nécessaire pour le développement des os. Plusieurs millions de personnes continuent de vivre en Ukraine et au Bélarus sur des territoires contaminés par la radioactivité de Tchernobyl. En consommant les produits de la terre, elles subissent une contamination interne. L’irradiation, les contaminations externes et
internes provoqueront dans l’organisme des lésions et induiront des
conséquences sanitaires. Il est établi que certaines radiations produisent d’importantes lésions ou perturbations aux éléments composants ces cellules. Si elles se trouvent modérément exposées au radiations, les cellules sont capables de réparer ces lésions. Dans le cas contraire, leur mécanisme de réparation n’y parvient plus. Différents types d’effets apparaissent après une exposition de l’organisme à une agression radioactive. Ces effets sont d’autant plus graves que la quantité de radioactivité reçue est importante et que la zone irradiée est étendue. Un cancer est la conséquence d’une anomalie dans la multiplication des cellules. En raison de l’émission d’une substance radioactive (l’iode 131) suite à l’explosion de Tchernobyl, les cancers de la thyroïde se sont développés, en particulier chez les enfants. Les composants des
cellules intervenant dans leur multiplication sont également ceux qui
sont transmis à notre descendance. Ce patrimoine génétique peut donc
également être modifié au contact de la radioactivité. On parle de
« mutations génétiques ». Près de 18 ans après
l’explosion, le 26 avril 1986, de la centrale nucléaire de
Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Bélarus et d’Ukraine, qui
n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages
radiologiques. Leurs maladies cardiovasculaires, endocrines
(celles qui touchent les glandes qui sécrètent les hormones), les
malformations sont essentiellement provoquées par
l’accumulation dans certains de leurs organes (le cœur, les muscles,
les os...) de deux composés radioactifs (le césium 137 et le
strontium 90), suite à l’ingestion d’aliments contaminés par ces
produits.
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En 2004, sur une zone équivalente à la
surface de la Suisse, à cheval entre le nord de l’Ukraine et le sud
du Bélarus, des populations habitent sur des sols contaminés par la
radioactivité émise par Tchernobyl.
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Pour limiter les conséquences dramatiques de la
pollution radioactive de leur alimentation, les populations concernées
devraient prendre des mesures particulières (éviter les champignons,
les baies sauvages et le gibier, cuisiner autrement, modifier la manière
de faire des conserves...). Dans les faits, ces directives ne sont que
faiblement appliquées. Une autre solution serait de leur fournir de
l’alimentation « propre » mais cela dépasse les possibilités économiques
des pays concernés. Mais là réside également l’un des bienfaits
d’un accueil de ces enfants dans notre pays.
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En guise de conclusion, retenons que… |