Les phrases et aphorismes entendus ou lus ça et là !S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu !" (Cieuran) |
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Mise
a jour le
jeudi, 21-Sep-2006 15:38
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APHORISME
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Sur la lecture
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| Les trois dimension de la citoyenneté Trois dimensions essentielles de la citoyenneté
: la citoyenneté civile (liberté de parole, de pensée,
de religion, de conscience) du XVIIIe siècle, la citoyenneté
politique (Suffrage Universel essentiellement) du XIXe siècle
et la citoyenneté sociale (Etat-providence, instruction, santé...
) du XXe siècle. |
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Convictions et tolérance
Tocqueville, Etat social et
politique de la France avant 1789. J'ai toujours vigoureusement défendu le droit de chaque homme à sa propre opinion, aussi différente qu'elle puisse être de la mienne. Celui qui refuse à un autre ce droit se rend lui-même esclave de son opinion présente, car il se prive du droit d'en changer... L'infidélité ne consiste pas à croire ou à ne pas croire ; mais à affirmer croire ce que l'on ne croit pas. Il est impossible d'évaluer les dégats moraux que le mensonge à soi-même provoque dans une société. Thomas Paine - The Age of Reason Cité par Nicole Bacharan - Faut-il avoir peur de l'Amérique ? - Seuil p 19 |
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Rhétorique et verbiage Avec des subtilités, il n'y a rien qu'on ne puisse obscurcir - Fénelon |
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Arts et Litérature La société occidentale [...] se présente comme celle des droits de l'homme : mais avant qu'un homme pût avoir des droits, il avait dû se constituer en individu [...] ; cela n'aurait pas pu se produire sans une longue pratique des arts européens et du roman en particulier qui apprend au lecteur à être curieux de l'autre et à essayer de comprendre les vérités qui diffèrent des siennes - Milan Kundera - Les testaments trahis, Gallimard 1993. (Commentaire 109 p 149 - Sur l'enseignement des lettres au lycée - Michel leroux) |
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Convictions et Dialogue Pour les trouver ainsi, vous avez vos
raisons
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La rhétorique (selon Paul Ricoeur) : "discours conscient de lui-même" et pour lequel il s'agit de "disposer des hommes en disposant des mots". La finalité du discours politique est de persuader un lecteur ou un auditeur "politique". Citation tirée de Tocqueville et les langages de la démocratie de Laurence Guellec - Ed Champion (2004). |
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| L'avenir plutôt que le passé domine l'imagination - | |||
La vérité est immuable. Seules changent les croyances. James Dewey Le sens de l'histoire va dans le sens de la sécularisation Leo Strauss |
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| L'antiaméricanisme a toujours été l'internationalisme des imbéciles et nous, français n'avons cessé de la pratiquer avec concupiscence. Antiaméricanisme de droite qui plonge ses racines dans la vieille tradition réactionnaire ; antiaméricanisme de gaulliste qui n'a pas fait litière des avanies imposées par Roosevelt à de Gaulle ; antiaméricanisme communiste et cryptocommuniste, né de la solidarité avec l'union soviétique et qui survit, celle-ci disparue ; antiaméricanisme de la nouvelle extrême-gauche au nom du refus du capitalisme ; antiaméricanisme des écologistes à cause de l'irresponsabilité du premier pollueur mondial ; antiaméricanisme des intellectuels de tous ordres lovés dans les avantages douillets de "l'exception culturelle" ; antiaméricanisme des antisionistes déclarés et des antisémites ; antiaméricanisme des zélotes de la langue française, malades devant l'émergence d'un nouvel espéranto ; antiaméricanisme des penseurs de Saint-Germain-des-Prés, des beurs des quartiers difficiles, des journalistes en mal de grands combats, des hommes politiques en quête de boucs émissaires... Tous stigmatisent les USA du passé... Alain Minc - Ce monde qui vient - Grasset |
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La France par Alexis de Tocqueville Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu’aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais paru sur la terre une seule qui fut si remplie de contrastes et si extrême dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes; faisant toujours plus mal ou mieux qu’on ne s’y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l’humanité, tantôt fort au-dessus; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts qu’on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui il y a deux ou trois mille ans, et en même temps tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts qu’il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu’il vient de faire; le plus casanier et le plus routinier de tous quand on l’abandonne à lui-même, et lorsqu’une fois qu’on l’a arraché malgré lui à son logis et à ses habitudes, prêt à pousser jusqu’au bout du monde et à tout oser; indocile par tempérament, et s’accommodant toutefois de l’empire arbitraire et même violent d’un prince que du gouvernement régulier et libre des principaux citoyens ; aujourd’hui l’ennemi déclaré de toute obéissance, demain mettant à servir une sorte de passion que les nations les mieux douées pour la servitude ne peuvent atteindre; conduit par un fil tant que personne ne résiste, ingouvernable dès que l’exemple de la résistance est donné quelque part; trompant toujours ainsi ses maîtres, qui le craignent ou trop ou trop peu; jamais si libre qu’il faille désespérer de l’asservir, ni si asservi qu’il ne puisse encore briser le joug; apte à tout mais n’excellent que dans la guerre; adorateur du hasard, de la force, du succès, de l’éclat et du bruit, plus que de la vrai gloire; plus capable d’héroïsme que de vertu, de génie que de bon sens, propre à concevoir d’immenses desseins plutôt qu’à parachever de grandes entreprises; la plus brillante et la plus dangereuse des nations de l’Europe, et la mieux faite pour y devenir tour à tour un objet d’admiration, de haine, de pitié, de terreur, mais jamais d’indifférence ? " Alexis de Tocqueville "L'ancien régime et la révolution", 1850 |
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Les valeurs de Tocqueville Je n'ai pas de tradition, je n'ai pas de parti, je n'ai point de cause, si ce n'est celle de la liberté et de la dignité humaine Alexis de Tocqueville |
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| "J'aime beaucoup le paradis pour le climat, et l'enfer pour les fréquentations" | |||
| "La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes mais à faire taire ceux qui les posent" H Queuille | |||
| Du passé ne faisons pas table rase ! |
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| La bêtise consiste à vouloir conclure - Flaubert | |||
| Les idées fausses sont des faits vrais - Edgar Faure | |||
" Seuls ceux qui ont des ressources peuvent s'affranchir d'un support collectif. Ce sont là des choses qui ne changent pas" Robert Castel (sociologue - auteur de La nouvelle question sociale). |
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| Le meilleur moyen de faire mourir un homme, c'est de le payer à ne rien faire. Edgar Morin (?), sociologue | |||
Pragmatisme "Le progrès est plus continu et plus sûr quand les hommes se satisfont de traiter les problèmes l'un après l'autre, au lieu de chercher à détruire racines et branches et de vouloir édifier un système complet qui a ravi leur imagination" Karl Popper (Anthologie du socialisme libéral - Canto-Sperber - Editions Esprit) |
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| L’Etat Providence est un puissant producteur d’individualisme «Quand on procure aux individus ce parachute extraordinaire qu’est l’assurance d’assistance, on les autorise, dans toutes les situations de l’existence, à s’affranchir de toutes les communautés, de toutes les appartenances possibles, à commencer par les solidarités élémentaires de voisinage ; si il y a la sécurité sociale je n’ai pas besoin de mon voisin de palier pour m’aider. L’Etat Providence est un puissant producteur d’individualisme » La société d’insécurité : les effets sociaux de l’individualisme de masse, Entretien avec M Gauchet, In Face à l’Exclusion, Esprit Ed, 1991, p 170. |
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| Egoïsme et individualisme par Tocqueville L'égoïsme est un amour passionné et exagéré de soi-même, qui porte l'homme à ne rien rapporter qu'à lui seul et à se préférer à tout. L'individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis ; de tel sorte que, après s'être ainsi crée une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même. L'égoïsme nait d'un instinct aveugle ; l'individualisme procède d'un jugement erroné plutôt que d'un sentiment dépravé. Il prend sa source dans les défauts de l'esprit autant que dans les vices du coeur. L'égoïsme dessèche le germe de toutes les vertus, l'individualisme ne tarit d'abord que la source des vertus publiques ; mais, à la longue, il attaque et détruit toutes les autres et va enfin s'absorber dans l'égoïsme. L'égoïsme est un vice aussi ancien que le monde. Il n'appartient guère plus à une forme de société qu'à une autre. L'individualisme est d'origine démocratique, et il menace de se développer à mesure que les conditions s'égalisent. |
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| Les croyances en économie - Il croît qu'il sait ; il ne sait pas qu'il croît " Lorsqu'on croit de la foi la plus ferme que l'on possède la vérité , on doit savoir qu'on le croit , non pas croire qu'on le sait " (Jules Lequier ) La vérité est immuable. Seules changent les croyances. James Dewey Le mythe de Keynes n'est que l'héritage d'une croyance fugitive dans l'économie. "Le talent fait ce qu'il veut ; le génie fait ce qu'il peut" avait écrit avec justesse Jean Cocteau. Keynes avait de ce point de vue un immense talent. Alain Minc, Les prophètes du bonheur, Grasset |
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Faute de peser sur l'histoire, la France ne peut que la subir - (Nicolas Baverez) Un peuple qui ne veut pas se pencher sur son histoire n'a pas de futur
Qui contrôle le passé, contrôle le présent
- Orwell |
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| La meilleure façon de prédire l'avenir c'est de le fabriquer | |||
| Il n'y a pas de problèmes qu'une absence de solution ne puisse résoudre - Henri Queuille | |||
| Le Tocquevillisme n'est pas soluble dans le Bonapartisme - Esprit public (4 avril 2004) JL Bourlanges | |||
| L'instruction n'est pas un vase que l'on remplit mais un feu que l'on allume - Montaigne | |||
| Tout être pense à
persévérer dans son être Spinoza |
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| La dynamique des réformes se nourrit de la possibilité d'une autre société - Jean Jaurès | |||
| Il faut déplaire à beaucoup de monde pour plaire à quelques uns | |||
| La relation entre le mode de pensée totalitaire et la corruption du langage constitue un problème important qui n'a pas fait l'objet d'une attention suffisante - G Orwell | |||
La demande d'Etat providence débouche sur une demande d'Etat sécuritaire La dévalorisation de la politique ? "On constate un effacement, une dévalorisation de la politique. Quel sens peut-on donner à ce phénomène ? C’est bien sûr une conséquence de l’effacement du conflit idéologique, de la disparition de l’alternative communiste aux démocraties libérales capitalistes. Ce phénomène va de pair avec une extraordinaire ouverture des sociétés les unes aux autres, renouant avec la dynamique de la première mondialisation, qui s’est produite entre 1880 et 1914. La dynamique de la période actuelle est celle de la paix. Nulle part ailleurs l’effet historique de la disparition de la menace de guerre n’est plus profond, car plus que partout la guerre a été au principe de fonctionnement des Etats. Les impératifs sociaux tournaient autour du sacrifice pour la patrie que ces Etats étaient en droit de demander. Cet effacement de la contrainte militaire intervient à un moment où la grande stabilisation, après 1945, d’une démocratie libérale et sociale - l’Etat providence - fait jouer ses effets. Les Etats providence ont amorti avec un succès étonnant la terrible crise économique inaugurée au début des années 70. A la faveur de cette crise, l’Etat providence européen est monté en puissance. Nous bénéficions d’une étatisation en profondeur, sociale et libérale à la fois, sans équivalent dans l’Histoire. Cela donne un paysage entièrement nouveau, où il est compliqué de parler d’effacement de la politique : celle-ci, entendue dans un concept élargi, c’est-à-dire l’Etat et en particulier l’Etat social, est devenue la clef de voûte de nos sociétés. Jamais aucune autorité n’a eu une telle place dans la vie d’une société. L’Etat se voit moins non parce qu’il joue un rôle moindre - c’est le contraire -, mais parce qu’il a changé de rôle. Il n’est plus l’Etat prédateur qui maintient l’ordre et prélève de façon coercitive pour sa mission principale, la fonction militaire. C’est un Etat au service de la redistribution de la richesse, de l’encadrement, de l’organisation et de la protection d’une population. La politique, aujourd’hui, c’est la demande de protection. La légitimité des hommes politiques ? En même temps, jamais les dirigeants politiques n’ont eu aussi peu de légitimité. Il faut relativiser. Certes, les responsables politiques n’incarnent plus de causes ou de forces sociales. Ni la nation, ni le prolétariat, pas même la bourgeoisie et encore moins la quête d’unité universelle. En même temps, ils sont légitimes au sens où ils ne sont pas contestés dans l’exercice de leurs fonctions. Il n’y a pas de dissidence majeure dans nos sociétés. La crise de la représentation est d’abord celle de ce qui devrait être représenté. Le général de Gaulle représentait la France éternelle. Est-il plausible aujourd’hui de porter cette représentation ? Non. On pourrait dire qu’il n’y a pas crise, mais disparition d’une certaine fonction. Nous sommes dans un moment de transition. L’époque est finie où l’homme politique pouvait dire : « C’est moi qui commande.» Le grand homme politique de l’avenir est peut-être celui qui saura mettre ses concitoyens devant les choix qu’ils auront à faire. |
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| La volonté politique Pour moi, qui parvenu à ce dernier terme de ma course, découvre de loin mais à la fois, tous les objets divers que j'avais contemplé à part en marchant, je me sens plein de craintes et plein d'espérances. Je vois de grands périls qu'il est possible de conjurer ; de grands maux qu'on peut éviter ou restreindre, et je m'affermis de plus en plus dans cette croyance que, pour être honnêtes et prospères, il suffit encore aux nations démocratiques de le vouloir. Je n'ignore pas que plusieurs de mes contemporains ont pensé que les peuples ne sont jamais ici-bas maîtres d'eux-mêmes, et qu'ils obéissent nécessairement à je ne sais quelle force insurmontable et inintelligente qui naît des événements antérieurs, de la race, du sol et du climat. Ce sont là de fausses et lâches doctrines, qui ne sauraient jamais produire que des hommes faibles et des nations pusillanimes : la Providence n'a créé le genre humain ni entièrement dépendant, ni tout à fait esclave. Elle trace, il est vrai autour de chaque homme, un cercle fatal dont il ne peut sortir ; mais, dans ses vastes limites, l'homme est puissant et libre ; ainsi des peuples. Les nations de nos jours ne sauraient faire que dans
leur sein les conditions ne soient pas égales ; mais il dépend
d'elles que l'égalité les conduise à la servitude
ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie,
à la prospérité ou aux misères. L'intention nazie contredit l'idée du bien ; l'intention communiste pervertit l'idée du bien - A Besançon |
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"L'avenir de l'humanité est indéterminé parce qu'il dépend de nous" - H.Bergson |
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| Entre les individus un Etat, entre les états, l'Etat de nature ! | |||
Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie Platon |
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Tocqueville, Etat social et
politique de la France avant 1789. |
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Sur l'éducation "Et sur les indications du diable, on créa l'école. L'enfant aime la nature : on le parqua dans des salles closes. L'enfant aime voir son activité servir à quelque chose : on fit en sorte qu'il n'eût aucun but. Il aime bouger : on l'obligea à se tenir immobile. Il aime manier des objets : on le mit en contact avec des idées. Il aime se servir de ses mains : on ne mit en jeu que son cerveau. Il aime parler (surtout en conf !) : on le contraignit au silence. Il voudrait raisonner ; on le fit mémoriser. Il voudrait chercher la science : on la lui servit toute faite. Il voudrait s'enthousiasmer : on inventa les punitions. [...] Alors les enfants apprirent ce qu'ils n'auraient jamais appris sans cela. Ils surent dissimuler; ils surent tricher, ils surent mentir." Adolphe Ferrière (1921) Citation tirée du livre Une histoire des Sciences humaines, Editions Sciences humaines, (sous la dir de JF Dortier) Sur la lecture
Sur l'histoire
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"Et sur les indications du diable, on créa l'école. L'enfant aime la nature : on le parqua dans des salles closes. L'enfant aime voir son activité servir à quelque chose : on fit en sorte qu'il n'eût aucun but. Il aime bouger : on l'obligea à se tenir immobile. Il aime manier des objets : on le mit en contact avec des idées. Il aime se servir de ses mains : on ne mit en jeu que son cerveau. Il aime parler (surtout en conf !) : on le contraignit au silence. Il voudrait raisonner ; on le fit mémoriser. Il voudrait chercher la science : on la lui servit toute faite. Il voudrait s'enthousiasmer : on inventa les punitions. [...] Alors les enfants apprirent ce qu'ils n'auraient jamais appris sans cela. Ils surent dissimuler; ils surent tricher, ils surent mentir." Adolphe Ferrière (1921) Citation tirée du livre Une histoire des Sciences humaines, Editions Sciences humaines, (sous la dir de JF Dortier) |
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