Q : Qu’est ce qui vous a fait venir au Tango ? Pourquoi as-tu choisi le Tango et pas une autre danse ou un autre métier ?
Geraldine : Je n’ai pas choisi. Je faisais de la gymnastique, et quand j’ai eu 9 ans j’ai arrêté la gymnastique pour faire de la danse. Si j’avais pu choisir, j’aurais préféré faire de la gymnastique. Ce n’est pas que la danse faisait partie de la tradition familiale, mais ça aurait été difficile de voir autre chose. Ma mère dansait pour s’amuser et j’avais l’habitude de l’accompagner. Quand elle allait voir un spectacle, c’était un spectacle de Tango et tous ses amis dansaient le Tango. Quand j’ai eu mon premier partenaire de danse, ma mère était tellement excitée qu’elle m’a amenée dans les milongas pour que l’on me voie. C’était une vraie fan et elle était très fière. Mon père déteste le Tango, parce que ce fut une des choses qui ont cassé leur mariage, et il ne danse pas. Il n’a pas de sens du rythme. Je ne suis pas issue d’une lignée de danseurs de Tango.
Ezequiel : Quand j’ai dansé c’était du tango. Un ami m’avait amené dans une milonga et j’avais bien aimé. Alors j’ai commencé à danser.
Q : Comment avez-vous appris à danser le Tango ?
Geraldine : Au début c’était un jeu. Je ne réalisais pas que j’apprenais quelque chose. J’étais juste une enfant ! Ce fut à l’âge de 14 ou 15 ans que j’ai réalisé que j’apprenais quelque chose et que j’étais assez grande en taille pour réaliser un enlacement (avant j’étais trop petite). Alors j’ai voulu apprendre à danser.
Ezequiel : Je suis allé avec un ami dans une milonga et j’ai vu une partie de mon pays que je n’avais encore jamais vue. Je n’ai pas grandi en me disant que je pourrais un jour apprendre le Tango. Tu sais que en 1955 il y a eu une révolution et que les militaires ont pris le pouvoir. Mon père a grandi avec le Jazz et le Tango, mais pas ma génération. Quand on m’a fait découvrir le monde du Tango, ce fut quelque chose de très bien pour moi. J’ai rencontré des amis dans les milongas et pris quelques leçons ici ou là. Ensuite j’ai eu de la chance car j’ai rencontré un couple qui pouvait réellement m’enseigner comment devenir un danseur. Vanina Bilous et Roberto Herrera enseignaient dans un séminaire que j’ai suivi et je les ai vraiment aimés. Ils m’ont bien accepté et j’ai commencé à travailler avec eux. Ce fut une relation personnelle sympathique.
Geraldine : Pour moi c’était différent parce j’allais dans beaucoup de pratiques dans lesquelles je pratiquais des pas différents, mais toujours avec les gens âgés : les milongueros. A l’époque, les stages et les cours n’étaient pas à la mode.
Ezequiel : Il y a environ un an et demi, Geraldine et moi avons pris des cours collectifs avec Omar Vega au salon Canning. Il ne pensait pas que nous viendrions, ça l’a surpris tout comme les autres élèves de la classe. Les gens ne pensent pas habituellement que les danseurs professionnels puissent prendre des cours collectifs, mais c’est utile. Nous y avons beaucoup appris, Omar est un bon professeur.
Q : Quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à danser le Tango ?
Geraldine : Cela dépend. Que voulez-vous dire ? Quand ai-je appris le pas de base ou bien quand ai-je commencé à danser ?
Q : Et bien, les deux !
Geraldine : J’ai appris le pas de base à 7 ou 8 ans mais je n’ai pas réellement commencé à danser avant l’âge de 15 ou 16 ans.
Ezequiel : J’ai commencé à danser à l’âge de 23 ans.
Q : En quoi le Tango a-t-il changé depuis vos débuts ? En quoi les milongas ont-elles changé ?
Ezequiel : ça a régressé, ça n’a pas progressé. Les gens parlent de différents styles mais nous ne pensons pas qu’il y ait des styles. Le seul style qui existe c’est le Tango. Pas ouvert, ou fermé ou nouveau ou vieux – le style c’est le Tango.
Geraldine : Dans le tango maintenant les gens font trop de discrimination. Si tu es comme ceci, alors tu danses de cette façon. Si tu es comme cela alors tu fais partie de l’autre groupe. Avant ce n’était pas comme ça. Si tu as 20 – 25 ans tu appartiens à un groupe. Si tu as les cheveux longs tu appartiens à un autre groupe. Si tu apprends à danser sur d’Arienzo tu es un danseur de rythme, mais si tu apprends sur Di Sarli, alors tu es un danseur de Tango Salon, etc. Mais tous ces orchestres viennent de différentes périodes. Chaque orchestre avait son propre rythme différent mais ce n’était pas dans l’intention de séparer les gens. Maintenant si tu aimes une musique particulière tu es différent de ceux qui n’aiment pas cette musique. Aujourd’hui, les gens pensent qu’ils sont les protagonistes de l’histoire. Ils ne pensent pas que c'est le Tango qui est spécial parce qu’il les fait danser. Aujourd’hui les gens pensent qu’ils sont spéciaux parce qu’ils dansent de telle ou telle façon. Ils ne pensent pas que c'est le Tango qui est spécial parce qu’il les rend heureux. Les gens ont perdu ce concept originel de simplement danser et avoir du plaisir.
Geraldine et Ezequiel : Le Tango qui se vend aujourd’hui c’est un Tango européen, ce n’est pas le vrai Tango argentin. Les gens cherchent de nouveaux styles et de nouvelles technologies mais ce n’est pas le Tango. Le Tango est quelque chose de simple, une façon d’être et c’est tout. Bien danser le Tango est difficile. Il faut étudier, pratiquer et abandonner différentes choses. Pour faire partie de quelque chose il faut faire fi de sa prétention et de son ego. Ce sont des choses personnelles. Si tu dis que tu danses le Tango et que tu crois au Tango alors il n’y a qu’un chemin, car le Tango est UN. C’est comme le blues et le Jazz. Si tu écoutes, tu sais que c’est du blues, du rock, ou de la soul. C’est la même chose avec le Tango, tu sais que c’est du Tango.
Q : Quel est ton plus fort souvenir lié au Tango ?
Ezequiel : J’ai deux expériences particulières. Le premier c’est que, quand j’ai commencé à danser, j’ai « grandi », je suis devenu une personne meilleure. D’un point de vue personnel, cela m’a amélioré. D’un point de vue professionnel, lors d’un concert de Rock, j’ai dansé devant 2000 personnes dans un stade à Buenos-Aires. Ce fut une sacrée expérience artistique de danser devant des gens qui ne connaissaient rien au Tango. Le groupe c’était : « Bersuit Vergabarat » un groupe de rock connu en Argentine. Ils ont voulu un clip vidéo pour une de leurs chansons (Perro Amor Explota).
J’ai dansé à Luna Park, un stade à Buenos-Aires, en portant seulement un pantalon . C’était un bel espace pour danser parce que les gens présents ne connaissaient rien du Tango et ils ne savaient pas qui j’étais.
Geraldine : Personnellement maintenant quand je danse, je sens mon bébé (NDLR : elle est enceinte de 4 mois au moment de l’interview) et c’est une grande expérience pour moi. J’ai aussi réalisé que l’amour existe. Dans le Tango tout le monde parle d’amour mais ce n’est pas réellement de l’amour. Après la milonga, tu rentres chez toi et tu n’as pas de famille.
Geraldine et Ezequiel : Nous réalisons tous les deux que maintenant nous avons une famille et que le rêve Tango est devenu une réalité. Nous avons rencontré des gens dans le milieu du Tango qui ont travaillé pendant des années, en ayant une famille. C’est un mensonge de dire que les gens mariés ne peuvent pas tirer du plaisir du Tango. Les gens disent que si tu entres dans le Tango ton mariage est foutu. En fait c’est l’inverse, car si tu as une famille et que tu es fort, tu fais ton tango sur ces bases.
Geraldine : c’est comme si tu traverses la rue et que tu vois qu’en face, il y a plein d’amour. Et tu te dis : wow, j’ai de la chance, je suis en sécurité ! Professionnellement, le premier travail que j’ai fait était avec Roberto Herrera et Vanina Billous au cabaret Michelangelo à l’âge de 15 ans. La première fois où j’ai voyagé, c’était en Corée avec Gustavo Moro où nous avons dansé pour représenter le Tango et l’Argentine dans un Festival international. Ce fut une grande expérience de danser avec lui parce que c’était un grand danseur. Gustavo ne dansait pas le Tango mais c’était un danseur professionnel. Il dansait habituellement comme un travesti mais alors il dansait comme un homme. Après, on m’a donné la chance d’apparaître dans des films : « Assassination Tango » en 2002, « je ne suis pas là pour être aimé » en 2005 et en 1996 à la Télévision dans « L’homme qui captura Eichmann » où j’ai dansé avec Nestor Ray.
Geraldine et Ezequiel : Quand nous avons commencé à danser ensemble nous avons commencé dans un spectacle dans un music-hall sur l’avenue Corrientes. La chose étonnante c’est que Gustavo Moro était là pour voir le spectacle. Il avait travaillé 10 ans auparavant avec Geraldine et ce fut une grande surprise pour elle. Ce fut d’autant plus étonnant que ce travail était totalement hors du circuit du Tango sur une scène dans un music-hall.
Q : Qu’est ce qui vous a décidé ou qu’est ce qui vous a poussé à devenir des danseurs professionnels ?
Geraldine : A l’âge de 16 ans je me suis enfuie de la maison et je voulais travailler. Je suis allée vivre avec mon père. Je devais travailler parce que mon père n’avait pas assez d’argent. Mon père ne voulait pas que je danse mais à 16 ans je ne pouvais pas travailler parce que j’étais trop jeune, alors j’ai décidé de danser. Et en définitive, il a été fier de moi. Il pensait que ce n’était pas une bonne vie pour une enfant. Il ne voulait pas que j’oublie que je suis une femme, et pas seulement une danseuse.
Ezequiel : Je suis devenu professionnel parce que les gens m’ont offert du travail. Ils ont pensé que j’étais assez bon. Je dansais avec ma petite amie et les gens m’ont demandé pourquoi je ne faisais pas plus de choses. Roberto et Vanina m’ont dit que je pouvais passer professionnel, à condition que je travaille pour cela et ils m’ont appris mon métier.
Q : Comment et quand vous êtes-vous rencontrés pour la première fois ?
Ezequiel : Nous nous sommes rencontrés à Amsterdam en 2002 dans un festival. Nous étions tous les deux avec nos partenaires respectifs, et il y avait 6 couples de danseurs au total. C’était à l’époque où le gouvernement s’était effondré et qu’il y avait une crise économique en Argentine. Gustavo Naveira et Giselle Anne avaient décidé de faire quelque chose concernant les problèmes de l’Argentine, et ils ont monté un spectacle pour le festival (‘Turbulencia’ présenté au festival de Tango d’Amsterdam en 2002 au théâtre « Meervaart). Nous avons répété pour ce spectacle à Buenos-Aires et à Amsterdam. Il y avait beaucoup de scènes dans ce spectacle. Dans une scène, la police me poursuivait. Je suis tombé et la personne qui m’a relevé c’était Geraldine. Dans ce festival j’ai dit à Geraldine que je l’aimais et que je voulais passer le restant de ma vie avec elle. Elle ne m’a pas cru. Nous avons passé une autre semaine à Amsterdam et secrètement nous continuâmes de parler comment nous pourrions être ensemble. Après le festival Geraldine est revenue à Buenos-Aires et je suis resté un autre mois en Europe. Nous nous somme arrangés pour nous rencontrer à la milonga « Porteno y Bailarin » le 12 février. Pendant ce mois nous avons correspondu par mails et elle a dit : « es-tu sûr ? » « Oui je suis sûr, je t’aime etc ». Donc je suis allé à « Porteno y Bailarin » et j’ai attendu là. J’ai vu un ami à environ deux heures du matin qui m’a demandé ce que je faisais là et je lui ai répondu que j’attendais l’amour de ma vie. A 5 heures j’étais ivre et je disais encore que j’attendais l’amour de ma vie. Elle n’est jamais venue.
Geraldine : J’avais un spectacle que j’avais complètement oublié.
Ezequiel : Beaucoup de gens ont essayé de nous séparer l’un de l’autre. Ils avançaient le fait que nous avions besoin de faire carrière séparément. Mais j’ai agi comme un homme, je suis allé au domicile de Geraldine, j’ai sonné à la porte, me suis assis à la table avec Geraldine et Javier, et j’ai dit à Javier que j’étais amoureux de Geraldine et qu’elle était amoureuse de moi. Personne ne pouvait lui dire quelque chose parce que je lui ai tout dit moi-même.
Q : Est-ce que cela a provoqué une lutte ?
Ezequiel : Non. Il n’y a pas eu de combats mais ça été très dramatique. Après cela, il y a eu beaucoup de situations embarassantes dans les milongas. Nous nous regardions l’un l’autre et nous dansions ensemble. Et une nuit cela a causé une scène et nous avons dû sortir tous les trois. Javier a dit qu’il ne voulait plus de telles situations et que nous pouvions faire ce que nous voulions. Geraldine m’a dit de venir la chercher l’après-midi suivant. Je suis allé me coucher heureux cette nuit-là. Le jour suivant je l’ai appelée pour lui dire que je venais la chercher mais elle a dit non, qu’elle pensait qu’elle ne ne pouvait pas faire ça, et qu’elle avait décidé d’arranger les choses avec Javier. Après cela, elle a quitté Buenos-Aires, elle est partie en tournée et nous ne nous sommes plus vus pendant 3 ans et demi. Ceci est arrivé un mardi et elle devait repartir le jeudi suivant. La nuit du mercredi je l’ai appelée pour lui dire que si elle changeait d’avis ou que si quelque chose arrivait je l’aiderai toujours, je lui ai dit que je l’aimais et que je comprenais. En fait elle a appelé quelques fois et alors j’ai agi comme un dur en lui demandant : « qu’est ce que tu veux ? ». Tout le monde essayait de nous séparer en ne nous empêchant de nous rencontrer dans les festivals ou les milongas. Jusqu’au jour où, 3 ans plus tard, alors que j’étais assis au salon Canning et que je regardais une démonstration, j’ai senti une main sur mon épaule. Je me suis retournée et c’était Geraldine. Nous nous sommes serrés dans les bras et maintenant nous sommes là !
Geraldine : Oui, tout le monde faisait attention à nous et pas à la démonstration. Ils disaient : voilà qu’ils recommencent. Nouveau round !
Ezequiel : Tout cela est arrivé il y a environ 2 ans ½. Onze mois plus tard nous étions mariés. Maintenant notre famille va s’agrandir (en mettant la main sur le ventre de Géraldine).
Q : Comme vous l’avez mentionné, vous avez travaillé tous les deux avec des partenaires différents pendant des années avant que vous ne formiez votre actuel partenariat professionnel. Beaucoup de gens associent chacun de vous à vos précédents partenaires. Est-ce que cela interfère avec votre partenariat professionnel actuel ?
Geraldine et Ezequiel : Nous ne savions pas que nous étions si importants pour les gens. Nous avons simplement changé de partenaire et c’est tout. Ce fut une surprise pour nous de voir que tout le monde s’inquiétait de ce que nous faisions.
Geraldine : Pour moi personnellement, je ne peux pas croire que les gens ont cru au plus grand mensonge dans l’Histoire de l’Amour (elle et Javier). C’était comme un mariage entre Coca et Pepsi. Beaucoup de gens étaient affligés quand j’ai rompu notre relation mais nous n’étions pas amoureux. Je devais penser à moi. Beaucoup de gens parlent comme s’ils ressentaient quelque chose. Si les gens ont des opinions sur moi professionnellement, c’est une chose, mais qu’ils émettent des avis sur ma vie personnelle, sur ma maison ou ma salle de bain, ce n’est pas bien. Les gens essayent de mélanger ma vie professionnelle avec ma vie personnelle en la confondant.
Ezequiel : Oui, les gens émettent des avis sur moi, se demandent si je suis un type bien ou pas. Pour les gens je suis un danseur professionnel et c’est tout. Ils s’en fichent de ma vie. Nous ne sommes pas des stars célèbres, nous sommes simplement des danseurs de Tango.
Geraldine : Seuls nos amis peuvent émettre des opinions personnelles sur nous. Quand j’ai mis fin à cette relation professionnelle, j’ai su qui étaient mes amis.
Ezequiel : J’ai aussi réalisé à travers cette expérience qui étaient mes vrais amis. J’ai au moins 3 amis du monde du Tango qui auraient dû me soutenir, mais ils étaient effrayés. Nous avons fait ce que beaucoup de gens veulent faire, mais ne le font pas à cause de leur carrière.
Geraldine : Ma vision de la situation est assez triste. Les gens observent, voient qu’un partenariat ne marche pas et sentent qu’ils pourraient perdre leurs Maîtres – professeurs. Ils commencent à s’inquiéter parce qu’ils ne pourront plus améliorer leur danse. Les gens peuvent y réfléchir autant qu’ils veulent, mais nous sommes amoureux.
Ezequiel : Par exemple, hier à la milonga, quand l’organisateur nous a présentés il a dit : Geraldine et Javier. Les gens nous ont regardés pour voir comment nous allions réagir, mais on s’en fiche. Si tu me regardes, tu sais qui je suis. Mais, certaines personnes pensent qu’ils peuvent créer des situations à problèmes. Ils pensent que puisqu’ils ont mauvais esprit, tout le monde doit être pareil. Ce type d’erreur sur les noms, nous on s’en fiche. Mais pour les gens c’est très important. Ils pensent qu’ils vont créer une dispute mais on s’en fiche. Quand nous nous sommes mis ensemble, nous avons compris que nous nous étions trompés sur pas mal de choses. Nous resterons ensemble pour avoir une famille saine. Si nous devons quitter le Tango pour cela alors nous le ferons. On peut toujours danser chez nous ! Mais si nous continuons à faire ce que nous faisons aujourd’hui nous voulons faire au mieux notre travail. C’est comme ça que nous nous sentons bien.
Geraldine : Quand nous avons décidé de nous mettre ensemble, nous savions déjà ce qui arriverait. Nous savions déjà que les gens parleraient, mais nous avons décidé de rester ensemble parce que réellement on se sent bien ensemble.
Q : En quoi votre danse a-t'elle changé depuis que vous êtes devenus un couple ?
Geraldine : Pour moi tout a changé.
Ezequiel : Nous pensons que maintenant nous savons ce que ça veut dire de danser en couple. Avant dans ma vie précédente, j’ai dansé avec ma partenaire, j’ai appris avec elle, j’ai passé une grande partie de ma carrière avec elle, mais en fait je dansais seul.
Geraldine : J’ai dû commencer à apprendre comment danser avec un homme qui est mon partenaire dans la vie, et pas seulement dans la danse.
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